Une énergie verte pour 2007 !
Notre mode de scrutin interne reproduit par la force des choses, la mécanique déplorable de la Vème République qui « présidentialise » tout : la diversité des choix que vous venez d’exprimer se ramène ainsi à l’arbitrage entre les deux candidatures arrivées en tête au premier tour de vote.
La logique détestable de la bipolarisation pousse naturellement à ce que les deux finalistes fassent mine de figer deux camps, deux lignes, deux choix stratégiques.
Les militants verts auraient cependant raison de penser qu’on se moque d’eux, s’ils voyaient soudain deux personnes qu’ils connaissent bien, tirer un trait sur des années de pratiques communes et de convergences assumées depuis longtemps, et, sous prétexte de se démarquer l’une de l’autre, jouer à « plus vert que moi, tu meurs ».
Il faut le dire : à l’arrivée, il ne sera pas question de « vision » ou de « gestion », de « catastrophisme » ou « d’angélisme », « d’écologie d’accompagnement » ou « d’écologie de transformation »... Il y aura une candidature verte !
Comme à chaque fois, le ou la meilleure candidate sera celui ou celle que vous aurez perçu-e comme incarnant le meilleur point d’équilibre entre la diversité des préoccupations et des priorités des militants, et comme ayant la meilleure chance de mobiliser en 2007 un électorat vert fluctuant selon les élections.
Qu’ai-je retenu, pour ma part, de la campagne de premier tour et des multiples débats que nous avons eus ensemble ?
D’abord, en participant aussi nombreux que la fois précédente, que vous vouliez un-e candidat-e vert-e pour représenter les Verts et un-e candidat-e qui aille jusqu’au bout, conformément à la synthèse de Reims.
Deuxièmement, que vous souhaitiez trouver, pour tenir notre rang dans une échéance assez périlleuse, un meilleur équilibre entre expérience et renouvellement : au demeurant, l’expérience ne dispense personne de se tenir rigoureusement, sans aventure ni équilibrisme, dans l’épure du programme et des orientations, tels qu’ils viennent d’être revus au terme d’un an de travail.
Vous avez indiqué aussi que vous souhaitiez une tonalité et des propositions de contenu qui dans le champ politique, distinguent fortement les Verts des autres formations. Autrement dit, vous voulez conjurer ce qui vous apparaît comme un risque politique majeur : la banalisation de notre formation par rapport aux cultures habituelles de la gauche, qu’elles soient socialistes ou d’extrême gauche.
Dans le contexte particulier de la poussée libérale en France comme ailleurs, vous pensez que l’affirmation forte de notre parole propre ne doit pas être perçue comme compromettant les chances du camp auquel nous appartenons depuis la rupture avec le « ni droite ni gauche ».
Enfin, vous l’assez clairement souligné : s’il convient de labourer le champ de l’environnement, que les Verts ne sauraient laisser en friche au moment où tous les partis veillent à en dire quelques mots, notre identité ne doit pas se cantonner à un registre monothématique quel qu’il soit, mais exprimer un lien serré entre les questions écologiques majeures et les grands enjeux sociaux, démocratiques de la période qui font l’objet de mobilisations importantes depuis des mois.
Pour répondre à cet ensemble d’exigences, je vous propose de passer contrat entre nous pour toute la séquence de 2007 :
pour une campagne de cœur, d’idées et d’alternatives concrètes
pour une campagne dynamique associant la société civile écologiste et démocratique
pour une campagne de terrain, sobre et joyeuse, portée collectivement
Pour une campagne de cœur, d’idées et d’alternatives concrètes
Depuis qu’ils existent, les écologistes ont signalé les multiples risques et périls qui menacent les sociétés productivistes, consuméristes et techniciennes : le développement incontrôlé des logiques marchandes, le règne des objets jetables, l’incapacité de l’économie capitaliste à tenir compte des coûts et des dégâts jamais chiffrés dans la comptabilité anti-écologique des entreprises et des États... mènent la planète à sa perte, à l’épuisement de la ressource et de la vie, au sacrifice du futur sur l’instantané et le court terme.
L’extension mondialisée actuelle du capitalisme, le degré d’agressivité atteint par la concurrence pour l’accès à la consommation et à l’énergie, fait apparaître comme sérieuse désormais la menace de la guerre des civilisations et de l’affrontement entre le Nord et le Sud. La violence au demeurant est déjà là, par exemple dans les drames et les conditions vécues par les migrants pour accéder aux miettes de la richesse.
Au cœur des sociétés développées, la casse des barrières de protection sociale jette des pans significatifs de la population dans la misère sociale, insécurise les classes intermédiaires, dissout le sens et la pratique des solidarités traditionnelles : la chasse est ouverte aux « assistés » sociaux, aux impôts trop lourds, aux étrangers et aux chômeurs, évidemment fraudeurs.
Le système « berlusconien » en Italie, celui de Bush aux USA, la stratégie de Sarkozy en France illustrent bien l’émergence d’un projet conscient et méthodique de remodelage et de fractionnement des sociétés en individus atomisés jouant les uns contre les autres.
Notre premier devoir est de dire que nous n’entérinons pas ce modèle là, qu’il est cruel, injuste et scandaleux.
La capacité d’indignation et de colère de celle ou de celui qui représentera les Verts, sera aussi, comme ce fut le cas en 2002, une façon de montrer à nos concitoyens et en particulier aux jeunes, que la politique verte n’est pas une technique comme les autres mais qu’elle procède d’un sens, d’une émotion, d’une sympathie particulière en faveur de celles et ceux sur les épaules desquels pèsent toutes les oppressions et toutes les dominations.
A la froide rationalité de l’administration des choses, nous opposerons la volonté et les valeurs de l’objection, de la révolte, du refus de l’existant, la conviction qu’il est possible de faire autrement et mieux, le projet aussi d’un nouvel art de vivre.
Car vingt-trois ans après la naissance des Verts, vingt ans après Tchernobyl, l’écologie doit rentrer dans un nouvel âge : elle doit compléter sa capacité d’alerte, largement reconnue, par une forte capacité à proposer et à transformer.
Dans nos propositions, faut-il d’ailleurs céder à la facilité du marketing politique et ne retenir que deux ou trois mots d’ordre particulièrement saillants ? Je ne le crois pas.
Ce que je propose au contraire, c’est d’assumer dans le débat électoral un projet d’écologie politique complet, à travers l’hypothèse d’un nouveau pacte écologique et global entre les générations.
C’est la condition pour ne pas être perçus d’entrée comme porteurs d’une candidature marginale de niche thématique ou de témoignage symbolique.
Nous devons aller aux batailles successives de 2007, profondément liées entre elles, avec un ambitieux programme de réformes, ordonnées autour d’axes clairs et de priorités qui nous identifient aux yeux du plus grand nombre, déclinées en autant de mesures concrètes, détaillées, chiffrées, cumulatives.
Nous connaissons ces axes et la plupart de leurs déclinaisons :
Rupture énergétique : maîtrise des consommations ; politiques audacieuses de transports collectifs des personnes et de transports ferroviaires des marchandises ; construction et normes environnementales pour les logements sociaux ; urbanisme de la convivialité ; éco villages et écorégions ; conversion écologique de l’industrie et relocalisation productive ; diversification énergétique et sortie du nucléaire...
Révolution écologique du vivre mieux : réduction de la durée du travail et aménagement des temps de la vie ; rénovation éducative et remise en marche de la machine de formation ; passage d’une politique de soins à une politique de santé ; agriculture paysanne sans pesticides ni OGM et alimentation de qualité ; réforme des services publics et relance des services de proximité ; loi-cadre pour le tiers secteur ; promotion des coopératives numériques, sanctuarisation de l’eau et stratégies fortes de préservation des milieux naturels fragiles ; accompagnement des projets de territoires ; soutien à l’expérimentation et aux nouvelle pratiques de vie et de consommation...
Refondation démocratique : pour une VIème République parlementaire ; réforme de l’état et des échelons administratifs ; réforme des modes de scrutin, parité et proportionnelle ; égalité entre les sexes , droit au mariage et à l’adoption pour tous les couples ; nouvelles solidarités entre générations évitant la relégation des seniors ; droit d’initiative citoyenne et vote des résidents étrangers ; réglementation stricte des cumuls de mandats ; systématisation de la pratique du débat public ; réformes de la police et de la justice ; ouverture de la recherche aux associations citoyennes ; représentation des chômeurs...
Guerre à la précarité et à la pauvreté : société de pleine activité ; engagement de la sécurité sociale professionnelle ; nouveau service public de l’accueil des jeunes enfants ; revenu maximum pour les riches ; élargissement des allocations d’autonomie et revenu de solidarité active ; opposabilité progressive du droit au logement...
Ouverture de la France sur le monde : engagement pour une Europe juste et solidaire ; renforcement du budget européen, permettant des politiques économiques et écologiques concrètes ; désarmement nucléaire et culture de paix ; fin de la « Françafrique » et des pratiques coloniales dans les DOM ; réforme de l’OMC et des institutions internationales ; protection de la biodiversité, de la forêt et de la ressource en eau ; assistance aux peuples en danger ; promotion du commerce équitable...
Ces axes décrivent l’écologie non pas comme un sujet à part, réservé aux beaux quartiers des grandes villes, mais comme une exigence pour tous, à porter au cœur des politiques économiques, au cœur des décisions des entreprises et de l’organisation du travail, au cœur des comportements quotidiens de consommation. Ils appellent une réforme fiscale de grande ampleur qui privilégie l’emploi, la sécurité de l’activité, la sobriété et la responsabilité écologiques.
Ils suggèrent enfin une écologie réellement populaire qui ne se contente pas d’annoncer la rareté, de suggérer des interdictions, d’inciter au repli sur le terroir, mais qui constitue un appel à l’action et à l’engagement de tous, à l’ouverture sur une autre mondialisation.
Pour une campagne dynamique, associant les jeunes, la société civile écologiste et démocratique
La démonstration que nous devons faire dans cette campagne, c’est que ces axes de rénovation profonde ne sont ni des spéculations vertes, ni de simples questions identitaires pour témoigner, mais des urgences portées par des franges entières de la population.
Quoi qu’en dise la désolante batterie de sondages qui voudraient faire de la démocratie française une simple jeu d’opinion, réduit à l’affrontement spectaculaire de personnalités plus ou moins « people », des millions de personnes se désolent aujourd’hui du vide des propositions des gauches traditionnelles.
Après des semaines de combat contre la loi Fillon, après un mois d’émeutes dans les banlieues, et deux mois de combat contre le CPE, ceux qui sont au cœur des grands enjeux du pays ne se satisfont aujourd’hui et ne se satisferont demain, ni de la promesse de révolutions remises à des temps meilleurs, c’est-à-dire lointains, ni d’un lifting ou d’un simple changement de casting dans le personnel politique.
Ce qu’ils attendent, c’est du concret, des actes, qui sortant des discours du déclin, de la crise et de la désespérance, cernent non seulement les problèmes mais aussi l’ensemble des opportunités de transformation qui se présentent.
A mes yeux, dans cette campagne, les partenaires privilégiés des Verts seront tous ceux qui, portant les tensions de ce pays, en nourrissent le futur.
Les jeunes, les innovateurs sociaux, écologiques, pédagogiques et culturels, les syndicalistes de la conversion écologique, les acteurs des solidarités intergénérationnelles et avec les immigrés, les développeurs locaux et les praticiens de l’économie sociale et solidaire, les défenseurs des libertés publiques, les militant-e-s féministes, les coopérateurs, bref ce qu’en d’autres temps nous appelions les « hussards verts de la République »...
Allons-nous mobiliser ces composantes en leur proposant des vallées de larmes, de sang et de sueur, en disant par exemple aux jeunes qu’ils vivront moins bien que leurs aînés ? En nous contentant de leur signaler des risques qu’ils identifient parfaitement et en alimentant des stress qui s’ajouteront à d’autres peurs ? En leur proposant de s’arc-bouter sur des modèles anciens issus d’une autre guerre et qui nous ont menés là où nous sommes ?
Nous les impliquerons au contraire en leur disant que, confrontés aux mille défis passionnants auxquels nous convie la mutation de civilisation (transition énergétique, nouveaux métiers et nouvelles qualifications, passage des Etats nations aux Etats mondes, nouvelles immigrations, réduction de la fracture sociale planétaire, laïcité vivante et généreuse, construction européenne...), ils peuvent se réapproprier leurs choix de vie, ils peuvent avoir une existence plus agréable.
En leur montrant comment l’écologie politique est une clef majeure d’entrée pour « préparer et réussir ensemble l’avenir », pour combattre les conservatismes et les intérêts particuliers, identifier les contradictions, lever les obstacles, mettre en mouvement ce qu’il y a de positif, de généreux, de créatif dans la société.
En mettant en évidence la masse des talents et des compétences qui permettront d’inverser la tendance et d’engager le renouveau, en particulier dans le cadre de la perspective européenne.
En privilégiant la responsabilité et l’engagement sur la contrainte venue d’en haut : si l’Etat doit fixer des règles strictes, justes et égalitaires, s’il doit ouvrir les espaces et produire de nouveaux lieux de la décision démocratique, le contrôle social ne doit pas tout régenter chez les individus, de l’empreinte écologique individuelle aux mobilités de toutes natures.
Ne devrions-nous pas, sur chacun des axes qui auront été définis comme centraux dans notre programme, comme nous l’avions entrepris jadis avec les EGEP, installer les ateliers (ou les « fabriques ») écologistes du futur, pour mettre en débat et en dynamiques sociales concrètes, les propositions des Verts pour 2007 ?
A travers quelques moments nationaux et locaux de confrontations, à forte visibilité, impliquant les confédérations syndicales, les réseaux associatifs et les mouvements d’éducation populaire, mobilisant nos amis en France, en Europe et sur les autres continents, nous afficherons clairement que la voix des Verts peut faire évènement et donner le ton à la campagne globale.
La candidate ou le candidat que vous choisirez devra aussi savoir faire cela : être reconnu-e, attirer des partenaires pour ouvrir ces chantiers, comprendre leur logique, être à l’écoute des mouvements de la société, savoir s’entourer et travailler en équipe.
Pour une campagne de terrain sobre et joyeuse, portée collectivement.
Pour mobiliser les alliés, les amis, il faudra d’abord mobiliser les Verts.
Ce qui suppose en premier lieu que nous ne prenions pas prétexte de cette campagne pour solder des comptes du passé ou prendre date pour l’avenir.
La candidate ou le candidat vert à l’élection présidentielle aura besoin de stabilité pour réussir la mission que vous lui confierez : il m’apparaît donc que notre prochain congrès ne devra pas s’épuiser en affrontements stériles et que celle ou celui que vous désignerez devra se dégager au maximum des enjeux de sensibilités qui apparaîtront alors.
Cette stabilité des Verts et cette distance de leur représentant-e vis-à-vis des débats internes, seront d’autant plus nécessaires que, dans le cours de la campagne, nous négocierons avec le Parti socialiste et d’autres forces politiques, un contrat de législature et/ou de gouvernement.
J’ai toujours été favorable à l’inscription contractuelle de notre mouvement au cœur de la gauche. J’ai assumé clairement ce choix avec ses avantages et ses contreparties, et je l’assume encore : car, je le pense, il désenclave notre combat et il lui donne de l’écho.
Mais la conclusion d’un contrat, s’il est nécessaire, n’a rien d’automatique ni d’obligatoire ! Il devra être étroitement subordonné à la conclusion d’un accord sur le fond programmatique, et à une représentation juste des Verts dans le partage des responsabilités.
Sans un tel accord, il est d’ailleurs difficile de songer à la victoire.
Nous ne quémandons ni places ni postes à quiconque et en particulier pas à notre partenaire socialiste : nous débattons de façon autonome, en toute indépendance, avec ses militants et ses sympathisants pour qu’il change de logiciel et qu’il comble enfin, ne serait ce qu’une partie du retard qu’il a pris avec notre époque, et même souvent avec ses propres électeurs.
En tout état de cause, et comme je l’ai toujours fait quand j’ai été en situation de vous représenter, j’assumerai toutes les décisions et les orientations des Verts.
Et si vous me désignez, je mènerai cette campagne en lien étroit avec tout le mouvement.
Car une campagne présidentielle, c’est aussi une aventure humaine !
Pour faire face à tant de responsabilités, pour tenir le rythme, pour être à la hauteur dans chacune de ces centaines de réunions, pour répondre à chaud à tant d’interpellations sur des thèmes aussi divers, la candidate ou le candidat ne pourra tenir le choc sans équipes solides et compétentes, sans liens de confiance avec les responsables et les militants verts, sans travail rapproché avec les commissions.
C’est avec eux, que la candidate ou le candidat devra entreprendre de mobiliser les personnalités locales et nationales, les artistes, les intellectuel-le-s, les hommes et femmes de sciences et de culture bref, celles et ceux qui nous aideront à mettre en mots, en symboles et en émotions, l’ensemble des messages que nous voulons défendre.
Au demeurant, nous devrons privilégier des formes de campagne qui ressemblent à nos propositions : sobres et joyeuses, solidaires et festives en tenant compte du fait que la campagne nationale, si elle ne se confond pas avec celle des législatives qui vont suivre, devra s’articuler étroitement à elle.
Il nous faudra aussi parler simple, compréhensible, pas pour ceux qui connaissent déjà tout ça par cœur mais pour celles et ceux que concerne en premier lieu notre programme.
Il nous faudra nous appuyer sur les réalisations positives de nos équipes d’élu-e-s, dans les villes et dans les régions, qui sont insuffisamment connues.
Voilà aussi pourquoi il sera sans doute préférable en 2007 de réserver les grandes initiatives à quelques moments forts de la campagne, et de privilégier la multiplication des rencontres et carrefours de terrain qui font sens et installent des réseaux durables de prescripteurs utiles à la construction des Verts.
Je pense être identifiée comme ayant une certaine capacité à faire ce type de travail et à tenir sur la durée.
Je crois savoir déléguer et pouvoir m’engager à ce que, dans la campagne, notre parole et notre image soient portées par des équipes de responsables et de militants vraiment représentatifs de tous les Verts.
Dans quelques semaines, nous aurons désigné notre candidat-e. Sa responsabilité sera lourde. Elle ou il devra à la fois tenir le cap, et sans se laisser déstabiliser par des difficultés passagères, prendre en compte des situations qui seront forcément fluctuantes, savoir s’adapter et écouter.
Toutes les données concrètes du paysage ne sont pas encore entre nos mains. Mais nous pourrons profiter de l’avance que nous aurons prise sur les autres forces politiques pour travailler et affiner nos propositions ensemble dans les semaines qui viennent.
Celles et ceux qui disent qu’il n’y a pas d’espace pour les Verts au motif que quelques sondages « redressés » tentent de décourager les candidats autres que celles et ceux désignés en vase clos par les médias, n’auront aucune prise sur notre détermination.
Notre détermination, nos convictions, sont fondées non sur des statistiques, des indices et des courbes ou je ne sais quel nouveau scientisme, mais sur des valeurs humanistes, et sur l’observation de ce qui bouge dans la société française et dans le monde.
Vous pouvez compter sur moi, pour contribuer à faire de ces dynamiques positives une force au service d’une écologie politique efficace, qui pèse dans la gauche, et qui mobilise nos concitoyens.
Dominique Voynet |