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Libérez Guy MÔQUET ! Relaxez Florimond GUIMARD !

L'actualité est parfois malicieuse… C'est aujourd'hui, lundi 22 octobre, que les enseignants des lycées sont tenus par le gouvernement de lire la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé à 17 ans en 1941. C'est aussi aujourd'hui que Florimond Guimard, professeur des écoles à Marseille, est traduit devant les tribunaux pour avoir, avec deux cents autres personnes, manifesté son opposition à l’expulsion d’un parent d’élèves sans-papiers. En cas de condamnation, il risque d’être radié de la fonction publique.

Je reprends volontiers à mon compte l'analyse du réseau Education sans frontières. Résister se conjugue au présent, disait Lucie Aubrac. Rien n’autorise le gouvernement à prendre Guy Môquet en otage une seconde fois. Résister aux lois injustes, c’est un combat encore actuel. Etre digne des 27 fusillés de Châteaubriant, c’est s’opposer aux régressions sociales et à la traque des sans-papiers, qui se traduit par l’arrestation de familles entières à leur domicile. Lire ou ne pas lire la lettre de Guy Môquet ? Est-ce bien la question ? Résister en tout cas, concrètement. A cet effet, un nouveau parrainage d'enfants sans papiers scolarisés ici a eu lieu samedi midi à la mairie de Montreuil.

 

Je soutiens Christian Vélot, chercheur et militant anti-OGM

Christian Vélot est bien connu des réseaux anti-OGM. Chercheur en génétique moléculaire, il a par ailleurs animé des dizaines de conférences, d'ateliers et de réunions publiques. Celles et ceux qui l'ont vu en témoignent : Christian Vélot est un vrai pédagogue du débat public, de ceux qui savent enseigner avec nuance plutôt qu'asséner des certitudes.

La hiérarchie de Christian Vélot ne semble hélas pas partager sa conception du débat public. Il est ainsi menacé de ne plus pouvoir, faute de moyens, poursuivre ses travaux. Il n'a pourtant jamais engagé, dans ses interventions publiques, l'Université ou le CNRS, auquel il est rattaché. Et les sanctions qui le frappent (suppression de crédits, pressions diverses, éviction de l'institut de recherches) n'ont même pas été précédées d'un minimum d'évaluation scientifique. Une décision arbitraire ? Disons que, sous réserve d'informations nouvelles, ça y ressemble bien...

Vous trouverez ci-après la question écrite que j'ai transmise à Valérie Pecrese, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le style est un peu formel, c'est l'exercice qui veut ça. Sur le fond toutefois, tout y est.

Aucune pétition n'est pour l'heure disponible en ligne. Vous pouvez toutefois consulter le texte d'Attac.

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