Crise financière : l'intervention de Dominique Voynet dans le débat parlementaire
Par L'équipe, jeudi 9 octobre 2008 | Au Parlement | Commenter
Monsieur le Président, Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs,
Loin de moi la tentation de souligner l’ironie de l’histoire qui conduit les plus fervents apôtres de la dérégulation, les plus féroces pourfendeurs de l’Etat, à l’appeler au secours pour surmonter ce qu’ils présentent comme une crise, ce que je considère, moi, comme une remise en cause fondamentale d’un modèle hier encore considéré comme indépassable : le libéralisme économique.
D’autres l’ont dit avant moi, et ils ont eu raison. Il y a eu des signes avant-coureurs de la fragilité d’une économie financiarisée, opaque, où les profits de court terme l’emportent sur toute autre considération : la morale publique, le lien avec l’économie réelle, l’impact sur l’emploi, l’environnement, ou la santé. Ces signes ont été ignorés par le gouvernement, convaincu il y a encore quelques jours que la crise financière ne traverserait pas davantage l’Atlantique que le nuage de Tchernobyl les frontières nationales.



