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Suppression de la taxe professionnelle : l'improvisation du Président fragilise les collectivités locales

Le Président de la République a annoncé hier soir, sans aucune concertation, la suppression de la Taxe professionnelle pour 2010. Les arguments économiques avancés sont faibles : ce n'est pas la taxe professionnelle qui fait les délocalisations, sauf à ignorer que la France est au deuxième rang des pays de l'Union européenne pour les investissements directs étrangers sur son territoire !

Les impacts pour les collectivités locales seront, eux, bien réels. Alors que les collectivités locales financent les trois quarts de l'investissement public en France, Nicolas Sarkozy décide à l'improviste de leur ôter tout moyen d'action. C'est la méthode Sarkozy : une annonce fracassante, sans évaluation préalable des conséquences, et demain, il faudra bricoler pour réparer les dégâts, comme on l'a vu pour la suppression de la publicité sur le service public.

On savait déjà que Nicolas Sarkozy refuse d'engager les vrais choix politiques qui permettront la sortie de crise : un investissement massif dans la mutation écologique des activités, la priorité claire aux technologies propres et aux transports alternatifs à la route, un soutien conséquent aux filières et aux métiers socialement et écologiquement utiles. Hier soir, il a décidé de priver les collectivités des moyens nécessaires à engager elles-mêmes le changement.

 
Commentaires
1.   Anne  ›  mardi 10 mars 2009 à 10:33


Je ne comprends vraiment pas la politique et je tiens à souligner que, quel que soit le président n'était pas au pouvoir, ils seront toujours pas heureuse! Il est impossible de tous s'il vous plaît!

 
2.   Elvire  ›  mercredi 11 mars 2009 à 23:30

J'écoute ce soir ou jamais, je le regarde même ! Et je vous trouve bien jolie Madame ce soir !

 
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