Par L'équipe, mercredi 16 septembre 2009 à 21:48 | | #171 | rss
Dominique Voynet sera l'une des invitées du Forum Libération de Lyon. Vendredi 18 septembre à 14H30, elle débattra avec Gérard Collomb, sénateur et maire (PS) de Lyon autour de la question "L'Europe va-t-elle sauver Kyoto ?". Ci-après, le court texte de Dominique Voynet, comme introduction au débat que publiera Libération dans son cahier spécial dédié au Forum.
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Forum Libération – l'Europe va-t-elle sauver Kyoto ?
Restons modestes. L'Europe n'est pas seule engagée dans la lutte contre le dérèglement climatique : aux Etats-Unis, malgré la passivité glaciaire de l'administration Bush, des villes et des Etats ont mis en oeuvre des chantiers ambitieux, et pris un temps d'avance sur beaucoup de pays de l'Union européenne. En Chine, en Inde, des dirigeants politiques, des responsables économiques ont pris la mesure de l'enjeu, et compris que l'avenir se jouerait là. Nous ne sommes donc pas seuls au monde. J'ajoute que l'Union européenne ne fait pas toujours preuve du plus grand courage. Le très timide compromis qui s'est noué à Poznan, à la fin de la présidence française, en témoigne.
Reste le rôle de leader mondial qu'a joué, depuis Kyoto, l'Union européenne dans les conférences internationales sur le climat. Mais Copenhague présente deux différences avec les précédents sommets : d'abord, la conscience mieux partagée de la nature des enjeux. Hormis quelques fanfarons très isolés, plus personne ne nie la réalité du dérèglement climatique. On peut dès lors espérer que les opinions publiques seront plus attentives à la manière dont leurs dirigeants débattront. Ensuite, l'Europe a désormais, sur le climat, un allié à la Maison Blanche. On peut penser que Barack Obama ne va pas assez loin, mais rien n'autorise pour l'heure à penser que ses engagements ne seront aucunement tenus. Les Européens ne sauveront pas seuls le climat ; en ce sens, il est inutile qu'ils se posent en sauveurs isolés.




Quand l'action internationale patine, il convient de se replier sur le pouvoir des exemples locaux. Je crois à la force des petits ruisseaux capables de ronger la montagne. Je constate chaque jour dans mon domaine de prédilection (les quartiers durables) que de grandes choses sont possibles quand les citoyens se mobilisent à leur échelle.
Comme dirait Antonio Gramsci: "Avoir le pessimisme de l'intelligence et l'optimisme de la volonté."
De toute manière, la droite gouverne mais l'écologie et la gauche rassemblées sont majoritaires aux élections européennes. Il faudrait que la France soit une fédération des Etats-Unis. En effet, avec l'alternance pour l'écologie, 2 partis gauche/droite nous ne serions pas en train de nous laisser pourrir par le totalitarisme, le parti qui gouverne hors des lois de l'alternance, ce qui permettraient aux plus pauvres et plus faibles de respirer face aux nez crochus avec leurs salaires excessifs, qui n'arrêtent pas de se fiche de notre tête avec leur extrêmisme bureaucratique (parti unique totalitaire inattaquable) qui défie les lois de l'alternance, et détruit la loi de la différence. C'est quoi ce pays de chiotte dans lesquel je suis né qu'on appelle pays de droite et qui n'aime pas la culture ?
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